• 500002
  • 1897
  • 1910
  • 1920
  • 1930
  • 1940
  • 1950
  • 1960
  • 1970
  • 1980
  • 1990
  • 2000
  • 2010
  • 2018

500002


500002 est le numéro d’affiliation du club. Un Numéro délivré par la Fédération Française de Football, au moment de sa création en 1919. Les clubs existants en 1919 s'affiliant à la FFF, font alors partie de la première série et reçoivent un numéro par ordre d'arrivée des dossiers. Le Red Star détient le deuxième plus vieux numéro d’affiliation. Le premier avait été donné au Stade roubaisien disparu depuis.

1897


Le 21 février 1897. Dans un petit café parisien, Jules Rimet, futur Président de la FFF puis de la FIFA, l'homme qui donna son nom aux premières éditions de la Coupe du Monde de Football, réunit son cercle d'amis proches : son frère Modeste, Charles de Saint-Cyr et Ernest Weber. Ensemble ils vont donner naissance à un club légendaire : le Red Star. Le "Red Star", un nom anglais sans doute lié à Miss Jenny, jeune anglaise engagée comme gouvernante chez les parents des frères Rimet, et qui devient la première marraine de l'association sportive. Jean de Piessac, époux de Marie Rimet, la sœur de Jules, est nommé Président. Le 12 mars 1897, Jules et Modeste Rimet déposent officiellement les statuts du Red Star Club auprès de l'Union des Sociétés Françaises des Sports Athlétiques (U.S.F.S.A.).

Années 1910


Les débuts d'une Légende. En 1910, suite à la construction du "Vel d'Hiv", le Red Star quitte la capitale et son ancien vélodrome d'hiver détruit pour s'installer à Saint-Ouen. Ce déménagement coïncide avec les premiers succès du club : une victoire en championnat de LFA en 1912 et une deuxième place derrière Levallois en 1914. La légende est née. Le club joue déjà les premiers rôles et recrute les meilleurs joueurs de l'époque : Lucien Gamblin bien sûr, mais aussi l'avant-centre international Eugène Maës et "le meilleur gardien français de tous les temps" dixit le journal L'Auto : Pierre Chayrigues. Evidemment, de nombreux joueurs s'engagent dans la guerre, et certains ne reviendront pas. Mais au retour du conflit, c'est une nouvelle équipe pleine de talent qui se constitue. Elle va permettre au Red Star d'écrire ses premiers titres de gloire.

Années 1920


Les Années folles. La pléiade d'internationaux français qui composent l'effectif audonien va faire des ravages. Avec quatre succès en Coupe de France, rien n'arrête les Marines et Blancs. En 1921, le Red Star signe son premier succès en Coupe de France. Après avoir disposé notamment de l'AS Cannes et du Racing CF, le club audonien affronte l'Olympique de Paris en finale. Devant 18 000 spectateurs réunis au stade Pershing de Vincennes, les Audoniens l'emportent 2-1. Pierre Chayriguès, qui sera porté en triomphe cet après-midi là, peut faire un tour d'honneur avec ses prestigieux comparses ; Gamblin, Bonnardel, Brouzes ou encore Nicolas. Grâce à eux, le Red Star va entrer dans l'Histoire en remportant deux autres Coupes de France consécutives : face au Stade Rennais en 1922 (2-0), puis devant le FC Sète (4-2) en 1923. En 1928, le Red Star signe sa quatrième victoire en Coupe de France de la décennie. Brouzes et Nicolas sont toujours là. Devant 30 000 spectateurs, ils s'imposent avec leurs coéquipiers face au CA Paris (3-1), à Colombes. Le Red Star est alors incontournable. Chaque année, de nouveaux joueurs issus de ses rangs sont appelés en équipe de France, et nombreux sont ceux qui jouent la Coupe du Monde 1930.

Années 1930


La naissance du professionnalisme. En janvier 1931, la Fédération instaure le football professionnel en France. Vingt équipes participent au premier championnat en 1932. Parmi elles, le Red Star qui va largement participer aux premiers pas du professionnalisme dans l'hexagone. Il connaîtra des fortunes diverses au cours de la décennie, faisant l'ascenseur entre la première et la seconde division. Mais les Audoniens ne quitteront l'élite que durant deux saisons : 1933/34 et 1938/39.

Années 1940


The show must go on. Dans une Europe touchée de plein fouet par la guerre, le football est évidemment mis entre parenthèse. Pourtant le Red Star continue à s'inscrire dans l'histoire du ballon rond... En effet, malgré le conflit militaire, le championnat continue, à l'exception de l'année 1940. Le Red Star est ainsi sacré champion de la zone Nord en 1941, dans une compétition composée de sept équipes. L'année suivante, il remporte de nouveau la Coupe de France face à Sète (2-0) grâce à des buts de Roger Vandevelde et Fred Aston. Bien sûr, les circonstances donnent à ce succès un goût amer. Circonstances qui amènent la Fédération à modifier les conditions du championnat national. Il ne reprendra véritablement qu'en 1945, à la fin de la guerre. Le Red Star atteint alors la finale de la Coupe de France, battu 4-2 par le LOSC en mai 1946.

Années 1950


Des années difficiles. Les années 50 sont plus délicates pour le club audonien. Le club retombe en seconde division à la fin de la saison 1949/50. Il espère retrouver l'élite 5 ans plus tard, grâce à une seconde place obtenue lors de la saison 1954/55. Hélas, pour une affaire de corruption touchant des membres du club, la Fédération reclasse le club en D2 pour l'année suivante. Il y restera encore dix ans, manquant la montée d'un point en 1960, au profit de Troyes.

Années 1960


Jean Avellaneda. Les années 60 sont celles d'un entraîneur, passionné du club : Jean Avellaneda. C'est avec lui que le Red Star retrouve enfin la première division à l'issue de la saison 1964/65. Une délivrance pour tout un peuple, mais une joie qui ne sera que de courte durée : le club termine lanterne rouge du championnat suivant. Les Audoniens réintègrent néanmoins l'élite pour la saison 1967/68, grâce à une étonnante fusion avec le Toulouse Football Club. Ils y resteront 6 saisons consécutives.

Années 1970


Un club inimitable. Le Red Star va de nouveau faire l'ascenseur entre la D1 et la D2. Malgré l'arrivée de joueurs de renom comme Roger Magnusson, Nestor Combin et Fleury Di Nallo, la première division semble trop large pour les Audoniens, et la seconde trop étroite... Puis, en 1978, c'est la stupeur : les dettes accumulées par le club sont trop importantes et le Groupement des clubs autorisés, ancêtre de la Ligue de football professionnel, décide d'exclure en mai 1978 le Red Star du football professionnel. Le Red Star Football Club meurt, remplacé par l'Association Sportive du Red Star. Le club se voit refuser par la Fédération l'intégration en division 3 et en division 4. Il doit donc s'inscrire à Ligue de Paris, et repartir de Division d'Honneur... Touchés mais pas coulés, les Verts et Blancs redémarrent une nouvelle ère, avec à sa tête, un nouveau Président-joueur : Jean-Claude Bras.

Années 1980


L'incroyable remontée. Les Audoniens ne peuvent se satisfaire d'une place en championnat régional. Sous la présidence de Jean-Claude Bras, emmené par des joueurs confirmés tels que Christian Massard ou Michel Joudet, le Red Star se reconstruit à une vitesse vertigineuse. C'est ainsi qu'il retrouve la seconde division dès la saison 1982/83. Après une rétrogradation en D3 en 1987/88 et 1988/89, il s'installe plus durablement en seconde division en toute fin de décennie.

Années 1990


Un club centenaire. Au début des années 90, le club est solidement installé en L2. Il évolue chaque année dans la première partie de tableau mais ne parvient pas à retrouver l'élite. Il échoue parfois de très peu : lors de la saison 1992-1993, le club termine 4ème du championnat, à trois points de la troisième place qui permettait alors de disputer des barrages d'accession en première division. Ces années-là sont aussi celles du centre de formation, dirigé par l'ancien joueur Patrice Lecornu assisté de François Gil. Le travail paie et ce sont de grands talents tels Steve Marlet, Abdoulaye Meïte, Khalilou Fadiga ou Charles Itandje qui font faire leur classe. Malheureusement la relégation en National en 1999/2000 vient encore une fois interrompre la progression du Red Star.

Années 2000


La légende continue. Malgré la relégation, le Red Star reste fidèle à son passé grâce aux Coupes Nationales avec notamment une demi-finale de Coupe de la Ligue en 2000, perdue face à Gueugnon, futur vainqueur de l'épreuve. Mais le club en proie à d'importantes difficultés financières doit déposer le bilan en juin 2003. L'équipe audonienne doit repartir à nouveau de Division d'Honneur et, encore une fois, elle saura se reconstruire à grande vitesse : en trois saisons, le club remonte en CFA et continue à former de grands espoirs (Abou Diaby, Lass Diarra, Alexandre Song, Moussa Sissoko, Yoann Gouffran...). A la fin de la décennie (2008), le club, alors en CFA, est repris par Patrice Haddad.

Années 2010


Objectif Ligue 2. Après cinq saisons en CFA, l'Etoile Rouge se hisse en National à l'issue de la saison 2010-2011. Le retour d’ex-professionnels formés au club (Steve Marlet, Vincent Doukantie, Cédric Sabin) dans l'effectif puis dans le staff marque cette période. La première saison (2011-2012) est conclue en milieu de tableau. La saison suivante le Red Star obtient son maintien dans les ultimes minutes de la dernière journée face à l’Étoile Fréjus-Saint-Raphaël, grâce à un doublé de Jean-Jacques Mandrichi. La période est marqué par de nouvelles aventures en Coupe. Le 7 janvier 2012, le Red Star reçoit l’Olympique de Marseille en 32ème de finale de la Coupe de France dans l’enceinte dionysienne devant 50 892 spectateurs. Établissent ainsi le record d’affluence à ce stade là de la compétition.

Aujourd’hui


Retour dans le monde professionnel. Après quatre saisons au troisième échelon national, le club retrouve la Ligue 2 seize ans après l’avoir quittée en terminant champion du National au terme de la saison 2014-2015. Une saison également marquée par le parcours des Audoniens en Coupe de France, qui atteignent les 8èmes de finale de la compétition, défaient par Saint-Etienne. Lors de sa première année en Ligue 2 le Red Star termine cinquième du championnat à deux points de la montée en Ligue 1. La saison suivante est marquée par la descente du club en National. Désormais, le club souhaite poursuivre son développement pour retrouver l’élite du football et s’inscrire dans la durée sur son territoire. Un territoire riche de football et qui se prépare à recevoir les Jeux Olympiques en 2024. 100 ans après que son Stade Bauer ait accueilli une rencontre des JO.