KARL ANDERS, UNE COLLAB ARTISTIQUE AUTOUR DU BALLON ROND
KARL ANDERS, UNE COLLAB ARTISTIQUE AUTOUR DU BALLON ROND
Red Star et Karl Anders : comment la collaboration a-t-elle commencé ?
Lars : Pour être honnête, nous suivons le Red Star depuis un moment, aussi bien en tant que fans de foot qu’en tant que personnes créatives. Son histoire, ses valeurs, son esthétique… c’est un club fascinant. Mais le début de notre collaboration repose plutôt sur un cliché.
Marcel : C’est vrai. Au départ, j’étais à Paris pour quelques jours seulement, puis j’ai rencontré l’amour de ma vie … et je suis resté. Et quand on aime le foot à Paris, impossible d’ignorer le Red Star. Grâce à des contacts, un premier échange a eu lieu, puis un premier petit projet a été développé. C’était en 2020. On a tout de suite senti que ça matchait parfaitement. Depuis, une vraie amitié créative s’est développée entre nous.
Qu’est-ce qui vous attire au Red Star ?
L. : C’est un club à part. Pas seulement par son histoire, mais par ses valeurs. Le Red Star incarne quelque chose d’authentique, sans chercher à plaire à tout prix. C’est rare. Pour une agence comme la nôtre, centrée sur la pertinence culturelle et les identités de marque, c’est un cadeau.
M. : Il y a des parallèles évidents avec le FC St. Pauli pour lequel nous travaillons aussi depuis des années. Les deux clubs ont une position sociétale forte. Notre rôle est de traduire ces valeurs en langage visuel, avec une vraie singularité. Le résultat : un mélange unique de message, de style et de sens. Un terrain de jeu rêvé pour les esprits créatifs. Récemment, nous avons développé pour le FC St. Pauli la typographie FC Sans Pauli, la première police avec une véritable posture. C’est un projet fort qui a fait parler de lui à l’international.
Comment définiriez-vous Karl Anders en quelques phrases ?
L. : Nous sommes un studio hybride, entre agence de design et agence de publicité. Nous appelons ça « Contemporary Branding ». L’idée est de piloter les marques stratégiquement tout en leur apportant une dimension visuelle, culturelle et émotionnelle forte. Nous évoluons à la croisée de l’art, de la culture et du business. Cela se reflète dans la diversité de notre portefeuille qui s’étend du secteur public aux global players.
Pourquoi Paris ? Et comment ça se passe avec le studio ?
M. : Paris est un épicentre créatif, mais on a aussi réalisé qu’il n’y avait pas vraiment d’acteurs dans le « Contemporary Branding », ce qui est surprenant, car cela semble être son berceau naturel. Ouvrir un studio à Paris s’imposait donc comme une évidence et commencer cette aventure avec le Red Star comme premier client était inespéré.
L. : Aujourd’hui, on travaille aussi depuis Paris sur d’autres projets. On veut faire bouger les choses, et on donne le meilleur de nous-mêmes quand on collabore avec des gens qui, comme nous, croient au pouvoir des marques pour transformer des entreprises, voire des secteurs entiers comme les transports publics ou l’énergie. Le Red Star est notre plus belle vitrine et un aimant pour d’autres clients courageux.
Comment résumeriez-vous ces cinq années avec le Red Star ?
M. : Pour nous, le Red Star, ce n’est pas juste un client. C’est une vraie histoire d’amour. Le foot, au-delà du jeu, est un miroir de la société, un marqueur d’époque, et un espace d’expression politique et émotionnelle. C’est un terrain ultra-inspirant.
L. : Absolument. La nouvelle campagne de cette saison sera à nouveau hyper contemporaine, engagée, et fera réagir. Pour nous, c’est toujours un bon signe. « If no one hates it, no one loves it ».
Un bon cliffhanger. À tous ceux qui nous lisent : restez à l’écoute. Merci pour cet échange !






