S. Bakayoko : « Un rôle social »

S. Bakayoko : « Un rôle social » | Red Star Football Club

Interview de la semaine : Souma Bakayoko, responsable école de foot et U13

Responsable de l’école de foot, Souma Bakayoko revient sur le fonctionnement audonien de la formation, des débutants à sa catégorie, les U13. Une formation qui dépasse le strict cadre du sport. Entretien.

Souma, comment l’école de foot du Red Star fonctionne ?
On travaille par générations, c’est à dire que l’on respecte les années d’âge pour les entraînements des jeunes. A partir dès U9 et jusqu’aux U13, on commence à faire des groupes de niveau, selon leurs qualités. Ce qui fait la différence, c’est la technique qui nous permet de les différencier les uns par rapport aux autres.

Comment s’organise une saison pour l’école de foot ?
On fait des programmations annuelles à partir des U10, avec des thèmes techniques, tactiques et avec la « jonglerie », qui est essentielle pour l’apprentissage technique. Sur les débutants, il s’agit d’une programmation en collaboration avec le district. On s’inscrit sur des plateaux qui sont établis sur tout au long de l’année, soit environ une dizaine de septembre à mai. Le but est que les enfants puissent se rencontrer, joueur sur des terrains réduits, faire des exercices d’animations. Le plus important est que la notion de plaisir reste l’aspect essentiel de ces rencontres. Des U10 aux U13, il est organisé un critérium sur l’ensemble de l’année, une sorte de mini-championnat. Le but est que les jeunes puissent évoluer sur l’aspect collectif, avoir une certaine progression et retrouver des thèmes que l’on a pu mettre en place la semaine le week-end. Par exemple, si l’enfant est moins bon sur la conduite, la semaine qui suit sera alors adaptée.

Quels sont les objectifs fixés dans cette formation ?
La finalité de la formation est d’arriver aux U13 avec le maximum d’enfants qui puissent avoir les prérequis techniques, mais également connaître l’aspect tactique : le déplacement avec ses copains sur le terrain, maîtriser les zones, qui est essentiel d’un point de vue défensif, ce que l’on appelle l’intelligence du jeu avec ou sans ballon. Egalement, sur le plan de la motricité, le but est que l’enfant puisse bien se déplacer.

La formation sportive est un point important. Les jeunes sont également à un tournant dans leur vie, entre leur passion et l’école. Comment cela se prépare pour les éducateurs ?
Au-delà des entraînements et du sportif, on a un grand rôle sur l’aspect social. Les enfants à cet âge là veulent vivre de leur rêve, le football. A chaque fin de trimestre, on demande les bulletins scolaires pour voir ce qu’ils font à l’école et ainsi identifier les jeunes en difficulté. Ensuite, on a un échange avec les parents pour essayer d’aider les jeunes et qu’ils ne se consacrent pas uniquement au football. On essaie de trouver des astuces, des conseils et cela passe par la parole, l’allégement des entraînements si nécessaire, ou cas extrême, la sanction (on prive les enfants de matches). Mais c’est surtout un dialogue avec les jeunes.

Pour revenir à ton équipe, les U13, quel regard portes-tu sur cette génération ?
Je trouve la génération 2001 vraiment excellente. Il y a un vrai bon potentiel sur l’ensemble des joueurs. C’est un groupe qui a su bien fonctionner les années précédentes, grâce notamment au très bon travail des éducateurs, ce qui a alors rendu mon départ cette saison plus facile. Cette génération possède un bel avenir.

Quels sont tes objectifs avec les U13 cette année ?
On aimerait se qualifier pour la deuxième phase du groupe régional élite, et pourquoi pas aller en finale régionale de la coupe nationale. Et en terme d’individualités, j’espère les faire progresser afin que les enfants puissent aller le plus loin possible aux détections de Clairefontaine.

Tu as évoqué la notion de groupe. Comment se « créé » un groupe justement dans cette période de formation ?
Pour créer un groupe, on ne mélange pas les enfants en terme d’âge. Il est nécessaire de travailler avec le même âge. Les U13 que l’on a actuellement se connaissent depuis cinq ou six ans au Red Star. C’est donc dans la continuité. Les enfants s’apprécient, les parents se connaissent bien également, il existe une bonne convivialité sur et en dehors du terrain. C’est un peu la marque de fabrique du Red Star de pouvoir garder les enfants du même âge, années après années, de s’entraîner ensemble même si l’éducateur change.

Propos recueillis par Loïc Revol



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