CHRISTIAN LAUDU
CHRISTIAN LAUDU
Après des premiers pas professionnels effectués sous la férule d’entraîneurs réputés, Albert Batteux au Stade de Reims, puis Pierre Flamion à Chaumont, Christian Laudu pose ses valises à Saint-Ouen en août 1968 et se met à la disposition de Jean Avellaneda, l’entraîneur audonien. Laudu a 22 ans et va faire ses gammes aux côtés de Pierre Bernard, gardien international à vingt reprises, qu’il remplacera neuf fois pendant sa première saison chez les Vert et Blanc.

Pierre Bernard ayant mis fin à sa carrière à la fin de la saison, Christian Laudu devient l’inamovible gardien du Red Star FC, disputant tous les matches de 1969 à 1972. Une blessure l’empêchera de terminer la saison 72-73, à l’issue de laquelle le Red Star sera relégué en seconde division.

Loin de vivre cette descente en D2 comme une punition, Christian Laudu effectuera en 73-74 l’une des meilleures saisons du club à ce niveau, accompagné de ses coéquipiers Combin, Ducuing, Garrigues, Jarra, Madronnet, Besnard, Gonzalès, Bras, ils réaliseront ensemble une saison exceptionnelle, reléguant le Paris SG et Toulouse loin derrière eux. Mais encore blessé au genou, il laissera Michel Travolti, qui l’avait déjà remplacé l’année précédente, effectuer un tour d’honneur sur la pelouse de Saint-Ouen pour fêter la remontée.
Ecarté sur blessure, Christian Laudu retrouvera le Stade de Reims en 1975, le club de ses débuts, et disputera contre Saint-Etienne la finale de la Coupe de France 1977, qu’il ne remportera pas.
Gardien spectaculaire, adoré des suppporters et souvent chambreur, Laudu se sentait bien à Saint-Ouen, conscient du plaisir qu’il procurait chaque dimanche à ce public populaire et de la chance qu’il avait d’exercer ce métier :« Chez nous, les gars, il n’y a pas de licenciés ès-lettres, ni même de bacheliers. Alors si on abandonne, nous sommes bons pour 48 heures par semaine chez Ferodo (usine de pièces de voiture) et ce sera 1200 francs par mois » avait-il déclaré dans France Soir en décembre 1971.

Impeccable dans sa cage, le portier s’était fait également une réputation de spécialiste des penalties. Contre Sochaux en huitième de finale de la Coupe de France 1973 lors d’une soirée inoubliable au stade de Paris et pendant l’épreuve des tirs au but, il réussit sa frappe avant d’arrêter la dernière tentative du Sochalien Sélès !
Enfin, un an plus tôt, c’est en championnat qu’il avait transformé un penalty et marqué le seul but du match contre les Girondins de Bordeaux (victoire du Red Star 1-0).








